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L'histoire du Comté Modifier

Velteroc

Héraldique du Comte Nimmio de Velteroc

Aussi loin que remonte l'histoire du comté, il y eut un Velteroc pour le gouverner. La branche aînée ayant toujours été vigoureuse et bien remplie en héritiers, il s'agit de l'une des rares familles de Diantra à n'avoir jamais changé de lignée au cours de son histoire. Du moins, c'est ce qui se dit, car les généalogistes n'ont jamais réussi à établir avec une certitude absolue les origines de ces Comtes. Tous s'accordent cependant pour dire que le premier à en avoir officiellement acquis le titre fut Alterus l'Ancien, fondateur de Beltrod. Dirigeant alors un comté de moitié plus petit que l'actuel. Les montagnes lui étaient restées hors de portée tant la puissance des Sauvages était grande. Nul ne pourrait dire combien de temps exactement ce statut fut maintenu. On sait cependant que cette période se mesure certainement en siècles et que les conflits entre les hommes des plaines et ceux de la montagne furent nombreux et sanglants. Néanmoins, lors des périodes, parfois longues, d’accalmie, il n'était pas rare de voir les échanges commerciaux fleurir entre ces deux peuples qui avaient finalement beaucoup à s'apporter voire même à s'apprendre.

Quelques siècles plus tard, ce fut Améon le Téméraire qui conquit les montagnes, à force de courage et de ténacité. Écrasant l'armée des Monts de Brachéus le Cruel lors de la bataille du « val rouge » (val ainsi renommé tant le nombre des soldats tombés lors de la bataille fut grand) , il mit fin à une guerre acharnée de plus de dix ans, qui laissa exsangues à la fois la plaine et la montagne. Le Comté était unifié, mais au prix fort, et plusieurs décennies furent nécessaires avant que le Velteroc ne se remette de la saignée qui lui avait été infligée. Mais cette bataille et la fin de la guerre n'inféoda pas définitivement les montagnes au Comté. Un territoire aussi impraticable que celui-ci sous entend souvent de grandes difficultés de contrôle et de sécurisation contre les ennemis de l'intérieur, qui ne manquent pas d'y trouver un refuge confortable. Le chasse aux sauvages et, plus rarement, aux brigands, était ainsi quasiment devenue une tradition comtesque et innombrables furent les campagnes militaires, parfois importantes, menées pour « assainir » les indomptables monts de Velteroc. Certains Comtes y laissèrent même la vie tels que Telius le Valeureux, mortellement atteint par une flèche lors d'une embuscade ou Dorien le Sévère, emporté par l'infection contractée lors d'une simple escarmouche contre des brigands.

Cependant, jusqu'à ce que la guerre civile ne réveille les volontés indépendantistes de certains seigneurs de guerres montagnards, les relations entre les deux parties du Comté s'étaient grandement améliorées, sous l'impulsion de Danéran le Sage. Ce mouvement de pacification s'était prolongé sous le règne d'Hubert le Doux, qui mit en place un audacieux système d'éducation et de migration colonisatrice, permettant une mixité de population qui favorisait naturellement le rapprochement des territoires. Le commerce florissant ; l'instauration de la « Garde velterienne » - organisation militaire regroupant les redoutables combattants du massif des Dents-de-Veltres au sein de la garde personnelle du Comte - ; et les mouvements de populations désormais naturels, favorisèrent une réconciliation presque totale.

Ainsi, lors des événements de ces sept dernières années, le Comté put-il s'appuyer sur la plus grande partie de la population des monts pour le soutenir dans la pacification de son territoire.

Le territoire Modifier

Wlyo

Les chiffres Clef :

Superficie : 7150 km² Population : 140 000 Habitants Densité : 20 hab/Km2 Revenus : 600 200 000 écus Armée régulière : 2 350 soldats de métier / 5 650 miliciens (Total de 8000 hommes) Climat : Doux/Montagnard Relief : Plateau / Montagnes abruptes – vallées clairsemée et boisées Richesses :Minerais de fer, cuivre, et autres métaux non précieux.

Le territoire du Comté de Velteroc est assez atypique du fait de la distinction géographique très nette existant entre le plateau agricole et piscicole de l'Ouest et les montagnes abruptes et vallonnées de l'Est. Cette dichotomie stricte se trouve plus ou moins visible en toutes choses sur le Comté, y compris chez les habitants dont la différence d'accent et d'accoutrement sautent aux yeux du premier venu. Économiquement, il s'agit d'un Comté plutôt pauvre du fait de son éloignement des principales routes commerciales et du peu de biens qu'il peut exporter en dehors de ses frontières. Parmi ces exportations, le minerais de fer et les produits que l'on peut concevoir à partir de ce dernier représentent la quasi-totalité de ce que Velteroc peut proposer d'intéressant pour ses voisins. Le territoire importe en revanche beaucoup de  ressources, notamment les produits dérivés du bois, principalement d'Erac, le vin de Hautval et les soieries et joailleries de Christabel.

- Le plateau de l'Ouest : Modifier

Le plateau de l'Ouest est considérés à juste titre comme le garde-manger du Comté. L'agriculture y est la principale activité et la culture des légumes racines, la plus efficace compte tenu du faible ensoleillement des terres et des intempéries abondantes, permet à l'ensemble du territoire de manger à sa faim. La deuxième source de nourriture du Comté provient d'une spécificité du territoire, à savoir son grand nombre de lacs et d'étangs, naturels ou non, qui lui permettent d'entretenir une pisciculture d'eau douce particulièrement productive. Se transmettant leur savoir de générations en générations, les pisciculteurs du Comte, classe spécifique de population, créée il y a plusieurs siècles de cela, manient cet art de l'élevage d'une main de maître. Ainsi permettent-ils au Comté de proposer des tables fort bien garnies à ses visiteurs, présentant parfois des poissons rares et succulents.  Enfin, bien que marginale, la pèche en mer sert de variable d'ajustement quand, pour une raison ou un autre, les récoltes se font plus maigres ou la pisciculture plus difficile. Elle apporte elle aussi son lot de mets et spécialités culinaires propres.

- Le massif des Dents-de-Veltres : Modifier

Le massif des Dents-de-Veltres quant à lui est une régions particulièrement inhospitalière pour quiconque n'est habitué à la rudesse de son micro-climat. L'élevage de moutons est le principal et seul véritable pourvoyeur de nourriture de ces lieux, bien que la plupart des habitants pratique aussi la chasse, la cueillette et cultive même parfois un petit potager. Il est néanmoins clair que ces régions ne pourraient désormais plus subvenir aux besoins de leurs populations sans les importations de nourriture en provenance de la plaine. En revanche, les véritables richesses de ces territoires ne se trouvent pas en surface, mais sous la roche de ces monts difficile d'accès. Le massif des Dents-de-Veltres disposent d'une réserve abondante de minerais qu'il est possible d'extraire pour quiconque est assez courageux ou suffisamment inconscient pour y ouvrir une mine. Le taux de mortalité dans ces installations est en effet particulièrement élevé et nombreuses sont les mines à s’être écroulées sur leurs occupants au cours des siècles. Cependant, le jeu en vaut la chandelle puisque dans l'eraçon, le Comté de Velteroc est celui où les différents métaux utilisés dans les forges sont le plus présent. Il s'agit d'ailleurs de la seule véritable exportation du Comté qui se trouve globalement en dehors des principaux axes commerciaux de Diantra. La profusion de ces métaux permet au Comté d'avoir une économie relativement stable, tout en assurant un haute niveau d'équipement civil et militaire pour ce qui est des objets et outils issus de ces métaux.

Les grandes villes Modifier

Le comté de Velteroc s'articule autour de grandes villes dont l'importance politique, commerciale et militaire irrigue le reste du territoire. Toute personne extérieure ou non au territoire et souhaitant acquérir une certaine renommée est forcée de ce rendre en ces lieux. Il existe néanmoins un grand nombre de lieux secondaires, détenus par la noblesse velterienne de second rang et qui représentent eux aussi un maillon essentiel de la vie du Comté.

- Rochenoire : Modifier

La capitale du Comté est Rochenoire, ville adossée à la montagne dont elle porte le nom. Ce dernier provient, non pas d'une couleur particulière ou d'un destin funeste, mais plutôt de la faible luminosité dont elle bénéficie. En effet, l'ombre portée par son colossal voisin, ainsi que les courants atmosphériques qui poussent les cumulus jusqu'à la barrière montagneuse, obscurcissent le ciel la majeur partie de l'année.  Fondée par Tibère le Robuste, fils d'Améon le téméraire, elle avait pour vocation de rapprocher le pouvoir de ces montages difficiles à contrôler, afin de leur rappeler symboliquement leur appartenance au Comté et à son autorité.  Il s'agit néanmoins d'une ville où il faut plutôt bon vivre et où le travail ne vient jamais à manquer. Principal point de passage du minerai de fer, elle est parfois appelé « la ville aux cent forges », ce qui est à peine exagéré, tant cette activité semble être le cœur de métier de la cité. Les 8000 habitants qui y habitent sont d'ailleurs pour la plupart liés d'une manière ou d'une autre à cette production.

Lourdement fortifiée au cours des siècles afin de prévenir de potentielles agressions venues des montagnes voisines, elle n'eut néanmoins que peu d'occasions de s'en servir et peut se vanter de n'avoir jamais été prise, par quelque ennemi que ce soit. Il faut dire que sa situation stratégique, à savoir sa construction en hauteur, sur du roc et surplombant le sol de plusieurs dizaines de mètres au plus bas de l'édifice, ne laisse que peu de chance à un quelconque assaut frontal. Et même si, d'aventure, cela devait se produire, la citadelle, qui se dresserait alors comme ultime défense, serait pour bien des ennemis un adversaire inflexible.

- Beltrod : Modifier

Capitale historique du comté, Beltrod fut fondée par Alterus l'Ancien, lors de la création de ce dernier, à une date que nos historiens sont bien incapables de déterminer tant les archives de cette époque sont rares et partielles. Bien que cela fasse plusieurs siècle que le pouvoir décisionnaire se soit délocalisé à Rochenoire, ses habitants continuent à s'enorgueillir de leur passé glorieux et le font facilement savoir à leurs visiteurs. Il est d'ailleurs notable que le Comte y a toujours possédé des appartements et reste le dirigeant de la ville, même si la coutume veut qu'il lègue ce pouvoir à l'un de ses vassaux les plus loyaux. Comptant près de 7000 âmes, cette ville s'organise principalement autour du négoce des productions agricoles et piscicoles du comté dont elle est le centre névralgique. Elle sert également de point de contrôle des régions de l'Ouest et représente un verrou stratégique majeur pour quiconque souhaiterait remonter la côte vers le nord. Il est donc logique qu'elle soit, elle aussi, fortifiée et gardée par une garnison consistante, particulièrement en ces périodes troublées.

- Parmepeyre : Modifier

Seule ville du Comté à s'être fondée toute seule, Parmepeyre est une ville de confluence, riche par le métissage culturel et social qui s'est développé en son sein au cours de siècles. De par sa situation géographique, elle représente le principal point d'échange de richesses et de ressources entre les montages et la plaine, ce qui favorise évidement les rencontres entre ces deux mondes forts différents. Forte de près de 3 000 habitants, elle possède, à l'image de Rochenoire, un certain nombre de forges ainsi que de nombreux étals de marchandises et de denrées diverses. Son administration revient en principe au second frère du Comte, mais ce dernier étant trop jeune pour accomplir cette tâche, celle-ci est également assurée par un vassal nommé par le Comte lors de son accession à la charge.

Les Armées velteriennes Modifier

Vous l'aurez compris, le Comté de Velteroc est un territoire connu pour être en perpétuelle situation de conflit vis-à-vis des éléments les plus vindicatifs de ses montagnes. Ainsi, s'est mis en place au cours des siècles, une organisation régulière visant à faciliter la levée d'une armée compétente en cas de besoin et permettant au Comte de jouir d'une force de frappe permanente relativement conséquente. Avant de préciser les choses, il est à noter une singularité propre aux armées de Vesteroc. Compte tenu de la nature du territoire, de ses richesses, mais aussi de ses champs de batailles habituels, deux particularités sont à retenir.

La première est la qualité de l'équipement des soldats de métier ainsi que de la milice, due à l'abondance des gisements de fer dans le comté, rendant la possession et le façonnage d'armes et armures très peu onéreuses.  La seconde, plus en rapport avec les champs de bataille traditionnels de Velteroc, est la capacité qu'à acquis la cavalerie Velterrienne de se battre aussi bien à pied qu'à cheval. Ainsi, selon les situations, il est tout à fait possible qu'une armée Velterienne s’aligne sur le champ de bataille sans la moindre unité de cavalerie. Une telle mise en place lui permet de renforcer considérablement ses unités d'infanteries, tout en semant le doute chez l’ennemie qui ne manquera pas de se demander si la cavalerie ennemis que ses espions ont rapportés avoir vue ne va pas leur tomber dessus au cours de la bataille. Ainsi, une armée standard de Velteroc est-elle constituée de solides et fiables formations d'infanteries, soutenues par des arbalétriers en nombre important et des unités de cavalerie lourdes pour harceler et faire plier les points de fragilités dans la ligne de défense ennemie.

- « La garde Velterienne / Les loups Blancs » : Modifier

Effectifs : 500 hommes Origine géographique : Les Dents-de-Veltres et recrutements divers

La garde Velterienne est une organisation particulière, fondée sur un entraînement militaire très poussé. Elle forme les régiments d'élite des armées de Velteroc. Dotés des meilleurs équipements dont dispose le Comté, ces soldats de métier sont généralement équipés d'une hache d'arme lourde, d'un bouclier large et d'une côte de maille de grande qualité (CF : illustration ci-dessous). Selon les situations, ils peuvent également se voir armés de lances en vue de briser d'éventuelles charges de cavalerie. Véritable pierre angulaire de toute armée Velterienne normalement constituée, l'on ne compte plus le nombre de batailles qu'elle a participé activement à faire remporter. D'un point de vue pratique ces hommes, majoritairement issus du massif des Dents-de-Veltres (cf histoire) ont étés offert au Comte par les grands tributs des monts en signe de soumission à son autorité. Depuis, l’organisation recrute plus largement, mais elle jouit d'une grande notoriété dans les monts qui continue à l'abreuver continuellement de jeunes recrues. Bien des seigneurs des monts d'aujourd'hui ont fait un séjour au sein de la Garde Velterienne.

- Chevaliers de Velteroc (Milites) : Modifier

Effectifs :500 hommes Origine géographique : Le plateau velterien

Issus de la moyenne et basse noblesse Velterienne, les Chevaliers Velteriens sont en général accompagnés d'un écuyer (combattant à ses côtés si son âge et sa constitution le lui permettent), parfois plus, et de quelques serviteurs en charge de les entretenir (pages, responsables des montures, responsables de la logistique, etc.). Disposant de solides destriers Eraciens et d'armures Velteriennes solides, ils sont sans conteste à classer dans la catégorie des cavaleries lourdes. Cependant, les conflits Velterriens se déroulant souvent sur des terrains ou la cavalerie demeure inopérante, chacun d'entre eux est habitué à combattre à pied, en formant de solides unités d'infanterie lourde.

- Les Arbalétriers Beltrodois : Modifier

Effectifs : 600 hommes Origine géographique : Le plateau velterien (Beltrod et recrutement divers)

Formés par la guilde des arbalétriers de Belthrod, les arbalétriers Beltrodois jouissent d'une bonne réputation dans le médian. Il n'est d'ailleurs pas rare que Velteroc loue leurs services à d'autres territoires péninsulaires. Pour ce qui est de l'équipement, ces arbalétriers bénéficient d'un équipement de qualité, fabriqué par les artisans de la guilde qui gardent jalousement leur savoir faire et exercent un monopole absolut sur la fabrication de leurs arbalètes. Certains considèrent que cela est due à la qualité extraordinaire desdites armes, tandis que d'autres n'y voient qu'une manipulation afin de favoriser à la hausse les prix de vente. Il est également à noter que les arbalétriers sont généralement équipés de pavois et dans certains cas accompagnés de pavoisiers chargés de les protéger des tirs ennemis en combat. Ils portent enfin une côte de maille, un casque et une arme de corps à corps, pour les cas où l’arbalète ne s'avère plus d'aucune utilité.

- Les gens d'armes (Clientes) : Modifier

Effectifs : 750 hommes Origine géographique : Mixte

Pour les tâches de surveillance des villes et des terres seigneuriales, il est évident que les chevaliers ne sont pas suffisant en nombre et qu'un certain nombre de tâches de maintien de l'ordre leur paraissent fort ingrates. Pour accomplir ce genre de missions, les seigneurs font appel à des gens qui revêtent alors un statut particulier, difficilement saisissable, à mi chemin entre le chevalier et le simple roturier. Portant une longue lance, une épée courte, un bouclier rond et une côte de maille, ces derniers peuvent se déployer au combat en tant qu'unités indépendantes mais servent généralement à renforcer les unités formées de miliciens dans le but de les rendre plus solides face aux adversaires les plus endurcis.

- Les miliciens du rang : Modifier

Effectifs : 5 650 hommes Origine géographique : Mixte

Les miliciens du rang sont, en nombre, la composante la plus importante des forces armées du Comté de Velteroc. formés au maniement d'armes divers lors des périodes qu'ils doivent à leurs seigneurs, ils peuvent aussi bien se voir équiper d'arc que d'armes d’hast selon les situations et la mission qui leur sera accordée. Si la situation géopolitique de Velteroc fait de ces hommes des soldats potentiellement adroits, les seigneurs Velteriens préfèrent éviter de recourir à la levée en masse quand ils le peuvent. Ainsi, nombre de seigneurs préfèreront payer l'écuage plutôt que de faire appel à la milice.

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