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Tels qu'ils furent créés, les elfes étaient organisés en tribues éparpillés aux quetre coins d'Anaëh. Mais les dangers se faisaient grands et un elfe, Tyräl, réussi à faire ce que tous pensaient impossible: réunifier ces clans. Cette action fut un tournant décisif dans l'Histoire des elfes puisqu'elle sonna également la création dess premières cités.

l'Appel de Tyräl (1er Cycle)Modifier

Invasion naineModifier

Au Crépuscule de la Première Ere, avant que ne naissent les Hommes et que Kÿria ne se détourne de ce Monde qu’elle avait crée, les Elfes découvraient les horreurs de la Guerre, luttant contre les Enfants des Montagnes. Jusqu’alors organisés en tribus disparates, présentes dans toute la Forêt d’Anaëh, ils peinaient à repousser leurs premiers ennemis. Ils avaient le désir de protéger la Merveille de leur Mère, mais n’avait pas l’unité nécessaire pour repousser définitivement les Nains dans leur Montagne et les empêcher de blesser la Nature qui leur était si chère.

RassemblementModifier

Et puis, un jour, le Chef d’une de ces Tribus ancestrales convoqua tout les autres. Répondant à son Appel, les Elfes se réunirent là où naîtrait plus tard Alëandir. La légende prête bien des qualités à Tyräl, car tel était son nom, et le Temps a effacé ses défauts. On murmure aujourd’hui qu’il aurait été le Fils de Kÿria elle-même.

La majorité jura fidélité à Tyräl, faisant de lui le Chef des Chefs, mais pas tous. Certains l’accusèrent de rechercher la Gloire et le Pouvoir, se détournant ainsi de la Nature et de l’Œuvre de leur Mère. Ceux-là quittèrent la future Alëandir, emplis de colère et de peur. C’était il y a dix milles ans.

Fondation d'AlëandirModifier

On dit que peu de temps après, la première pierre de ce qui était appelé à devenir la Capitale d’un Royaume dont les esquisses commençaient à apparaître, fut posée. Vivant encore en Harmonie avec la Nature, ils purent faire de leur Cité une Merveille égalant voir dépassant la Mythique Cité que Calimehtar détruisit en s’extrayant de sa prison.

Vengeance des RebellesModifier

Apprenant cela, les Rebelles se réunirent une nouvelle fois, et décidèrent de la mise à mort de celui qui, pensaient-ils, mènerait leur Peuple à sa perte. Il était vrai que le Chef des Chefs des Tribus n’avait pas encore eu le temps de faire ses preuves, et que bâtir une Ville n’était pas alors dans les mœurs des Elfes.

Mort d'AltarielModifier

Comme il était prohibé de porter atteinte à la vie d’un Chef, ce dernier étant béni par un Prêtre de Kÿria, ils décidèrent de s’attaquer à la femme de leur ennemi.

Alatàriel fut la victime de leur acharnement à préserver les Temps Anciens. Et on dit que Tyräl l’aurait suivi et aurait rejoint le Monde de Tari si Athirlan’Lendil, son vieil ami, ne l’avait pas sorti de la léthargie dans lequel il s’enfonçait. Quels mots prononça-t-il ? Encore une fois, les détails se sont perdus dans les limbes de l’Oubli. Il survécut, mais ne fut plus jamais le même.

Bannisement des Parjures Modifier

Sa volonté se durcit, à l’image de son cœur. Devant le Conseil des Chefs réunis, il se proclama Heru’aran, Seigneur Roi, et ordonna le bannissement des Tribus Parjures. On ne sait pas ce qu’il advint des Bannis. Devant des Tribus encore plus unis autour d’un Elfe qu’ils ne pouvaient tuer, on murmure qu’ils se résignèrent à quitter la Forêt et en moururent.

Le déclin de TyrälModifier

Les années passèrent, et Tyräl resta seul. Devenu taciturne et distant, on murmurait que le Royaume naissant mourait avec son fondateur. C’était sans compter les caprices du Destin.

Tinuviel la seconde épouseModifier

Quand ses yeux se posèrent sur Tinùviel, alors qu’elle jaillissait de des cascades de l’Eden telle une nymphe issue d’un autre monde, il se fit dérober son cœur et ne le récupéra jamais. Il la ramena chez les siens et en fit sa femme, malgré les avertissements véhéments de celui qui l’avait jadis sauvé.

L'Exil d'Athirlan'LendilModifier

Car Athirlan’Lendil n’était pas qu’un ami fidèle. Certains le craignaient, d’autres l’admiraient, et si son influence ne valait pas celle d’un Roi, elle n’en était pas moins grande. Mage, guérisseur, érudit… Nulle ne sut pourquoi, mais il haït la nouvelle Reine dès le premier regard, et devant l’obstination de son ami, il préféra l’exil.

La ProphétieModifier

On entendit plus parler de lui qu’à une occasion, quand il devint un Prophète. Selon la légende, un faucon fondit sur Tyräl alors qu’il était avec son épouse et lui délivra un parchemin. « Lorsque l’Impur viendra troubler le Sang Souverain, lorsque la Neige sera l’emblème du Trône, lorsque les Arcanes guideront ce qui ont fuit, l’Ere Noire fera frémir la Prime Forêt. Crains les Ephémères, car d’eux naitront les Ténèbres, qui prendront forme et souilleront le Peuple. Crains la Mort, s’abattant sur tes Frères, capricieuse et imprévisible. Crains alors pour les Tiens, qu’ils échappent à la Fin. » On dit qu’il avait, au dos du parchemin, rajouté un simple mot. « Paix ». Personne ne comprit le sens profond de ces paroles énigmatiques, mais beaucoup s’en souvinrent, quand la peau des Traitres se teinta d’ombre.

Fondations des premières Cités (2è Cycle)Modifier

Les Terres des Elfes entrèrent en pleine mutation. Suivant l’exemple de leur Souverain, ceux qui avaient été des Chefs de Tribus fondirent des villes.


Première scissionModifier

L'HéritierModifier

Ceux qui craignaient pour la pérennité de la Lignée de Tyräl furent soulagés quand Tinùviel mit finalement au monde Lyra’Suan. Le garçon présenta très tôt des aptitudes surnaturelles, même pour les Elfes, à la maitrise des Arcanes impétueuses. La Magie, pour le peuple sylvestre, est un Don de Kÿria. Voir le premier héritier du Trône naître avec autant de prédispositions fut donc perçu comme une bénédiction de la Déesse.


La mort de TyrälModifier

Et puis un jour, la Reine montra son véritable visage. Alors qu’elle possédait depuis le jour de leur rencontre le cœur de son époux et qu’elle était plus que lui la véritable souveraine des Elfes - le Roi se pliant toujours à un avis qu’elle prenait bien soin d’exprimer en privé - elle décida qu’il n’était plus utile et le tua.

Encore aujourd’hui, nombre de sages se demandent ce qui la poussa à perpétrer une telle folie. Certains avancent qu’elle craignait son fils, alors âgé d’une centaine d’années, mais qu’elle n’osait pas s’attaquer à lui.

Devant le meurtre de leur Roi et ancien frère d’armes, les Chef des Tribus se révoltèrent. Ils parvinrent à arracher le jeune Prince aux griffes de sa Mère, et jurèrent en mémoire de Tyräl de ne cesser la lutte que quand Lyra’Suan serait en pleine possession de son trône.


Le règne de Tinuviel la RégicideModifier

Le Règne de Tinùviel fut court et sanglant. Ses quelques partisans furent massacrés, et l’on affirme qu’elle-même périt des mains de son propre fils. On dit qu’avant qu’elle ne meurt, il murmura ces quelques paroles : « Pour le Roi mon Père, a qui vous avez volé bien plus encore que les années. ».

De ces sombres années, on ne garde de nos jours que la Place Tyräl, vibrant hommage au premier Roi. Il est dit que Athirlan’Lendil aurait de nouveau contacté la famille Royale et aurait livré ses conclusions quant à la véritable nature de la Reine déchue.

Choisie par les Muses, manipulée par Arcamenel et Calimethar en personne, elle aurait été l’instrument qu’ils avaient crée pour souiller encore un peu plus les Créations de leur Sœur.


Stabilisation pérèneModifier

Mais des Ténèbres les plus noires naissent les Lumières les plus intenses, murmure-t-on.

Lyra’Suan se révéla être un Souverain d’exception, guidé à la fois par l’hardiesse de son père et l’intelligence de sa mère. Car si Tinùviel avait mal usé de ce don qu’elle avait reçu des Dieux, elle était sans conteste d’une intelligence rare. Après un premier siècle mouvementé, dédié à la sécurisation des frontières, commença un millénaire de paix pour le Royaume nouvellement uni.

Encore en phase avec la Nature qui les accueillait, on vit proliférer des Merveilles, comme la fameuse Académie Elfique d’Alëandir. En vérité, la Légende des Elfes naquit réellement durant ce règne hégémonique.

C'est aussi lui qui créa le Conseil des Protecteurs pour que jamais plus un act comme celui de sa mère ne mette Anaëh en danger.

Peu de temps après, quand fut certain que le Conseil survivrait à son départ, il abdiqua, remit sa couronne à son fils, et se retira. On dit qu’il termina sa vie sur une île où il battit le « Palais des Etoiles », lieu légendaire et perdu que peu connaissent désormais.