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L'armée de Soltariel Modifier

Soltariel a, de tout temps, respiré, pour ne pas dire exhalé le mysticisme. Aujourd’hui encore, dans ses étroites venelles à l’air poissé d’encens, chiromanciens, ensorceleurs et autres géomanciens tiennent boutique  sans que quiconque ne paraisse s’en formaliser tandis que l’on trouve, auprès de chaque grande famille patricienne soltari, un homme de l’Art sous le nom d’astrologue, de précepteur ou encore d’apothicaire.

Cette présence remonte à la fondation même de la ville par des mages pharétans, désireux de rétablir les glorieuses républiques ingremantiennes d’antan. Organisés en Gerousia, assemblée des plus anciens sorciers, ils imposèrent leur règne sur la bastide de Soltariel pendant des siècles – règne entrecoupé de multiples pronunciamientos sanglants et autres naissances de tyrans éphémères – développant la jeune cité-Etat. Sous leur impulsion, les berges du Tyrion furent fortifiées tandis qu’ils engagèrent de nombreuses expéditions militaires, à l’ouest, afin de faire main-basse sur la thalassocratie de Boniverdi. Au nombre des vestiges de cette époque révolue, on dénombre la Tour Bleue, autrefois arrogant siège du gouvernement, où se déroule encore, deux fois l’an, d’importants rituels de nature ésotérique.

Ces conquêtes, la suite à leur donner et le partage du butin annoncèrent la chute du Gerousia, bientôt minée par les dissensions intestines qui firent craindre une guerre civile. Derrière les tentures du quartier marchand, on stipendiait les gens de son rival, nouait des alliances contre-nature voire, lorsque les méthodes « civilisées » s’étaient révélées vaines, on se surinait entre collègues avant de se débarrasser du corps dans le Tyrion. Les multiples tensions et l’impossibilité de trouver un terrain d’entente entre les partis finit par déboucher sur l’avènement des Dix, de puissants ingromanciens soutenus par la plèbe et proclamés tyrans à vie. S’ensuivit une purge dramatique qui amena quelques décennies de paix relative. Cependant, malgré toute leur rouerie, ils ne firent que repousser, temporairement, le conflit qui couvait. Bientôt, la discorde éclata entre les grands mages eux-mêmes et les ruelles labyrinthiques de Soltariel furent témoin d’une myriade d’affrontements sanglants que les princes marchands, caressant l’idée de se tailler une place au sommet, ne cessèrent d’attiser au point qu’il devint impossible de traverser la Plazza Septima sans manquer de se rompre la nuque en perdant l’équilibre sur les véritables mares de sang qui en poissaient les pavés. Soltariel geignait, elle se convulsait, roulait des yeux fous pareille à une bête traquée tout en s’automutilant. Pire encore que les tueries, après des jours d’indicibles occisions, la moitié de la ville fut emportée par un formidable incendie tandis que l’on s’étripait toujours entre voisins et que le Tyrion, lui, se teintait de pourpre.

C’est dans ce contexte et afin de mettre un terme au massacre que fut instauré, ou plutôt imposée, la dignité d’archonte-roi, l’ingromancien survivant s’autoproclamant ainsi. Par la suite, ses descendants modifièrent l’appellation au profit de celle de « duc », après avoir signé la paix du Bétis avec le suzerain de Diantra. Aujourd’hui, si l’aristocratie a partiellement supplanté les sorciers, plusieurs rues de la capitale sont encore propriété d’hommes de l’Art réunis en groupuscules ésotériques et il n’est guère rare d’en rencontrer dans les plus hautes sphères du pouvoir.

Enfin la population, quant à elle, si elle demeure principalement pharétane dans le bassin du Tyrion ainsi que dans les latifundia, au sud,  le nord, et notamment la région montueuse du Bétis, présente un tout autre visage. Ce territoire aux assemblées villageoises longtemps hostiles au Gerousia, ainsi qu’à tout ce qui se trouve à plus de trois lieux de leur hameau, entretient une relation ambiguë avec le reste du duché, oscillant entre jalousie et mépris. Néanmoins, leur « abjecte barbarie » en fait des recrues de choix pour l’armée ducale, qui veille à en entretenir quelques régiments.

Effectifs de l'armée Modifier

Type d'unités Effectifs
Professionnels 2500
Miliciens 3800

Soldat de métier Modifier

Chevalerie Modifier

Patriciens impétueux, gendarmes ou condottieri en quête de renommée, aucun d’eux n’ignore la quasi sacralité de la gloire à Soltariel : avec elle, le plébéien peut espérer recevoir le patronage d’une grande famille et l’aristocrate le parrainage politique qui lui permettra de se hisser dans les plus hautes sphères du pouvoir. Il en résulte une chevalerie bouillonnante, perpétuellement en quête de coups d’éclat, ne rechignant pas aux prises de risques inconsidérées. Originaires de la grande noblesse terrienne du sud ou ruffians habitués aux expéditions commerciales en terres étrangères, leur avidité n’a d’égal que leur soif de triomphes.

1000 "chevaliers".

Bétissiens Modifier

Recrutés parmi les maroufles du Bétis, cette infanterie au service du trône ducal offre un spectacle offensant pour quiconque se pique d’apprécier la Grâce : secoués et obsédés par l’orgie de couleurs que leur offre la grande ville, ces mâtins entreprennent d’en adopter la mode sans jamais paraître la maîtriser.  Pourpoint crasseux aux manches bouffantes, hauts-de-chausses bariolés, collants malhabilement jaspés et autres coiffes garnies de plumes extravagantes constituent leur habillement des grands jours. Néanmoins, il convient de ne pas se fier à leur moustache adroitement huilée : ces butors aux exhalaisons fauves savent manier leurs armes et font preuve d’une cruauté toute néronienne lorsque l’occasion se présente.

1000 hallebardiers et autres porteurs de flamberge.

Hommes de l’Art Modifier

Astrologues, apothicaire voire puissants marchands en temps de paix, ces mages sont les familiers des grandes familles, s’ils ne sont pas eux-mêmes membres de l’aristocratie. Contrairement à l’Arcanum, corps de sorciers unifié au service du roi, les mages soltari offrent un spectacle bien plus bigarré : divisés tant par leurs allégeances aux patriciens que par leur appartenance à des « sectes » et autres groupuscules ésotériques, ils forment un rassemblement extrêmement hétéroclite. En outre, des rivalités pluricentenaires, toujours vives, ainsi que le fait que leur formation ne se réalise guère au sein des murs d’une quelconque académie mais auprès d’un maître de l’Art dont ils deviennent les obligés, implique qu’il se révèle impossible d’en brosser un seul et unique visage. Un Duc, dépité, aurait déclaré : « plutôt me faire arracher les dents qu’il me reste que de diriger à nouveau ces névropathes. »

80 mages de guerre. 120 mages de soutien.

Garde ducale Modifier

Autrefois châtrés pour répondre aux besoins de rites obscurs, les eunuques occupent toujours une place prépondérante à Soltariel. Choisis parmi les meutes d’orphelins grouillantes des venelles de la capitale suderonne, les futurs gardes du trône sont pris en charge par les services du palais, qui les nourrissent, les vêtent et les éduquent. Ceux d’entre eux qui se révèlent émérites dans le métier des armes seront appelés à embrasser la carrière de reître tandis que les autres trouveront à s’employer comme valet, castrat ou intendant à l’alcazar. L’engouement pour ces « demi-hommes » trouve ses racines dans leur absence de famille ainsi que leur incapacité à un fonder une : autant de risques de trahisons écartés. De la crasse, la famille de Soltariel les a extirpés. Ce qu’ils possèdent, c’est au trône qu’ils le doivent. Le palais est leur demeure et famille. Toutes ces raisons ont contribué à en faire la garde personnelle des élites depuis maintes des générations.

300 gardes ducaux. (Armement hétéroclite : épée, hallebarde, arc…)

Miliciens Modifier

Alguazils et forbans de Boniverdi Modifier

L’arbalète, moins exigeante en compétences que l’arc, s’est rapidement imposée auprès des milices qui y ont vu un moyen de faire régner l’ordre sans avoir à risquer d’être suriné au sein d’une foule hostile. En sus, comme même les plus gauches peuvent envisager prendre une vie avec cet instrument, son emploi s’est démocratisé dans le port de Boniverdi, pour répondre aux actes de pirateries, notamment au sein de la Compagnie du Ponant, ou, au contraire, se lancer dans cette voie. De même, les scorpions et autres balistes, qui faisaient la fierté de la thalassocratie à son apogée, ont trouvé un second souffle dans les luttes continentales. Si les Pharétans n’ont pas la sauvagerie des Bétissiens, leur capacité à décimer les lignes ennemies avant l’engagement compense en partie cela.

2150 arbalétriers.

500 servants de scorpions et autres balistes.

La lie des latifundia Modifier

Hommes de main dans les latifundia du sud, ces soudards, mauvais comme des teignes, ont pour habitude de semer la terreur parmi les plébéiens. Véritables vipères dotées d’une once d’autorité, ils font office d’officier de la loi improvisés dans les vastes domaines de leur maître et de coupe-jarrets dans ceux de ses rivaux. Au combat, à cheval et équipés d’arbalètes réduites ou de javelots, ils harassent les lignes ennemies, saccagent sa campagne et dérobent ses troupeaux tandis que leurs mastiffs aux imposants colliers cloutés apeurent les troupes adverses. Enfin, lorsque vient l’heure de la charge, ils présentent un visage chaotique, masse gibbeuse exhalant la sueur rance, toute faite de piques, de haches, de crocs et autres marteaux de guerre.

1000 fourrageurs. 150 maîtres chiens et leurs dogues.

Flotte de guerre Modifier

5 caraques : 1000 marins  (200*5) Nombre de soldats embarcables : 450 hommes d'armes. Tonnage : 700 Tonneaux.

4 galéasses : 296 marins. (74*4) Tonnage : 280 Tonneaux Nombre de soldats possible dans l'embarcation : 170 hommes d’armes.

1 caravelle : 39 marins (39*1) Tonnage : 200 Tonneaux. Nombre de soldats embarcables : 120 hommes d'armes.

16 cogues : 560 marins. (35*16) Tonnage : 200 Tonneaux. Nombre de soldats embarcables : 48 à 120 hommes d'armes.

8 fustes : 104 marins. (13*8) Tonnage : 16 Tonneaux Nombre de soldats embarcables : 10 hommes d'armes.

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