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Les Exilés du Linoïn s'éparpillèrent dans les marais et les terres stériles. Ce n'est qu'au 4e Cycle qu'une oracle, ancienne Protectrice d'une cité de Linoïn, Elda Men'Arohel prédit l'existence d'un Volcan éteint qui deviendrait le berceau de ce peuple déraciné, mais il fallut encore 200 ans aux Exilés pour le trouver.

Ils établirent dès lors une ville dans les anciennes cavernes de cet abri providentiel et vécurent en autarcie pour près d'un Cycle. Loin de la lumière du soleil, leurs nouveaux-nés présentèrent rapidement une peau noire et des cheveux décolorés, ainsi que des yeux rouges luisants. Telle est la genèse des Drows et celle du Puy d'Elda.



HabitantsModifier

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En référence à leur demeure, on appelle les drows vivant au Puy d'Elda ou rattachés à celui-ci les Eldéens ou les puysards, suivant que l'on veuille ou non montrer du respect. Eux-même ne s'appellent entre eux que drows, estimant que leur mode de vie prévaut sur ceux qu'ils appellent Doeben, "les étrangers", les drows qui ont quitté le Puy pour s'installer dans des territoires parfois éloignés.


Population libreModifier

Ayant vécus repliée sur elle-même pendant des siècles, ne sortant que pour piller, capturer des esclaves et mener des guerres, sa population libre comporte dans sa très grande majorité de drows de pure souche et quelques métisses.


EsclavesModifier

Les esclaves, eux, sont de toutes sortes et de toutes races et utilisés selon leurs qualités dans les mines ou les cultures qui permettent de fournir à la ville ce dont elle a besoin pour leur plus large partie. Le reste travaille dans la ville elle-même, comme domestiques ou main d'oeuvre.


RessourcesModifier

On pourrait croire les terres du Puy pauvre mais sous la surface de rocs arides qui constituent les terres autour du volcan, ses souterrains abritent de nombreuses richesses.

Des mines en premier lieu qui ont fournis aux occupants les minerais nécessaires à la fabrication d'outils, d'armes et d'armures. Le fer n'étant pas le plus abondant, ils ont développés de nombreux alliages ce qui donne à leurs armes une couleur plus foncée, presque noire, facilement reconnaissable.

Les conditions très particulières des sous-sols d'Elda ont également aboutis à la formation de véritables filons de gemmes semi-précieuses : grenats, améthystes, ambres... sont ainsi abondants et les pierres de plus petite tailles constituent la monnaie de base des drows.

Les gemmes plus grosses, elles, sont utilisés pour la confection de bijoux ou de symbole de pouvoir et, bien sûr, pour la décoration des temples.


AlimentationModifier

Mais la véritable richesse des cavernes drows, celle qui leur a permis de survivre aussi longtemps dans cet environnement, réside dans un petit champignon comestible et très riche. Il devint rapidement l'aliment de base de leur peuple, d'abord élevé par les eldéens eux-même, puis par des esclaves, puis sur des esclaves. D'immenses cavernes, où s'entassent les cadavres, servent ainsi de champignonnière et permettent de nourrir la population du volcan.

C'est probablement ce régime riche en protéine animales et végétales qui est à l'origine de la musculature développée des drows, caractéristique qui a été conservé par ceux qui ont quitté le Puy.

Mais les minerais et des champignons ne peuvent suffire à alimenter tout un peuple. Et si les terres d'Elda ne sont pas naturellement riches, les marais de Faélia ne sont situés qu'à quelques miles au nord. Les eldéens organisent donc régulièrement des expéditions de chasse dans les marais, d'où ils ramènent de la viande mais surtout des cuirs, peaux, tendons et autres matières organiques dont ils se servent dans leur artisanat.


ReligionModifier

Les eldéens, depuis leur exil, ne vénère plus le panthéon pentien comme la majorité de la population de Miradelphia.


Abandon des CinqModifier

Les premiers exilés, s'estimant abandonnés des dieux, se trouvèrent de nouvelles idoles radicalement différentes des anciennes. Si l'on peut en effet considérer les Cinq comme relativement harmonieux, les dieux drows, à quelques exceptions, prônent la violence, la loi du plus fort et la domination des autres. Et aucun n'exige de compassion ou de charité, des notions étrangères au peuple des sombres.


Uriz et TeiweonModifier

Il n'est pas étonnant de savoir que les dieux les plus priés sont ceux de la guerre et de la mort : Uriz et Teiweon. Ces deux dieux, ainsi que leur clergé, se posent en maître au-dessus des autres qui constituent des dieux mineurs, lesquels n'ont souvent qu'une minorité d'adorateur fervents, représentant presque la contre partie sombre des Ëalas sylvains, là où l'intégralité ou peu s'en faut des eldéens vénèrent le couple majeur.


Importance des RitesModifier

La religion est l'un des deux mortiers qui maintiennent la société d'Elda en place. Cette vénération commune et, surtout, la haine qu'elle propage vis-à-vis des coutumes des autres peuples permettent de lier ensemble les membres de cette ethnie qui du reste n'hésitent pas à se marcher dessus pour arriver au pouvoir.

Sous ses airs de cultes barbares composés de rituels sanguinaires, la religion drow est en réalité une subtile alchimie qui encourage les luttes internes tout en canalisant le trop-plein sur les autres peuples. Un équilibre qui ne s'est acquis qu'au fil de générations entières et maintient leur peuple dans une perpétuelle agitation.


ClergéModifier

Car oui, les eldéens sont un peuple extrêmement croyant. Fanatiques, même, diraient certains. Il n'existe pas de plus sûrs moyens d'en insulter un que de s'en prendre à l'une de ses divinités.


InfluenceModifier

La seule caste respectée dans toute la société est celle des prêtres et prêtresses, portes-paroles des dieux. Ils sont toujours écoutés, rarement contestés et souvent obéis, non seulement parce qu'ils sont parole du divin, mais aussi parce qu'ils ont sus rester à leur place.

En effet, les dieux drows prônant la compétition, il est tout naturel que les prêtres soient les premiers affectés et, loin de la tranquillité et de la méditation des ordres des autres races, ce sont des intrigants, des opportunistes et ils sont prêt à écraser leur voisin à la moindre occasion. Il est d'ailleurs rare que la prêtrise soit la première voie empruntée par un eldéen.

Les plus simples acolytes ont souvent quelques centaines d'années d'existence et une expérience conséquente derrière eux. Quant aux postes les plus hauts placés, ils concentrent les plus anciens des eldéens.


MéritocratieModifier

La société d'Elda est organisé comme une méritocratie.

A quelques exceptions près, ils n'accordent pas d'importance à la naissance ou à la lignée, mais seulement au talent, à la force, à l'intelligence et en règle générale à toute caractéristique encouragée par leurs dieux. Ils ont donc une grande tendance individualiste, voir même égoïste, et il est rare que les amitiés et les alliances survivent au-delà du court terme.

Pour autant ce n'est pas l'anarchie : ceux qui ont fait montre de leurs aptitudes peuvent prétendre au respect de leurs pairs. Mais il risque de perdre sa place si quelqu'un se montre plus doué que lui.

Ainsi s'organise la hiérarchie d'Elda, et ce dans tous les domaines de la société : armée, magie, artisanat même, bien que la lutte soit moins visible au premier abord. Ils ont d'ailleurs une certaine tendance à mépriser ceux qui n'ont pas choisis leur voie et se regroupent donc généralement suivant celle-ci. On a dès lors des lignées entières de militaires, de mage ou d'artisan, voir même plus précisément encore au sein d'un même groupe. Dans l'armée par exemple, il n'est pas rare que les archers méprisent l'infanterie qui le leur rend bien et déteste la cavalerie qui pour sa part considèrent les deux sus-cités comme de la piétaille.


Caste des prêtresModifier

La seule caste respectée dans toute la société est celle des prêtres et prêtresses, portes-paroles des dieux. Ils sont toujours écoutés, rarement contestés et souvent obéis.


Prima SanguisModifier

Les familles descendant des Protecteurs du Linoïn ont su garder leur importance et détiennent de nombreux postes clés. Ils n'ont souvent que mépris pour le reste de la population qui pour sa part les regarde avec un mélange de haine, d'envie et de sarcasme.


Les Trois pouvoirsModifier

Dans la hierarchie, les dirigeants de trois branches se retrouvent toujours avec les plus grands pouvoirs: les sorciers avec la Prime sorcière, les guerriers avec le Karliik Glenn et la religion avec le haut prêtre d'Uriz et la haute pretresse de Teiweon.

FamilleModifier

Dans un tel cadre de compétition, le cadre familial se résume le plus souvent à sa simple expression et il ne s'agit en général pas de la plus grande préoccupation de l'eldéen moyen, excepté en ce qui concerne ses descendants directs.


Importance du SangModifier

A quelques exceptions près, ils n'accordent pas d'importance à la naissance ou à la lignée, mais seulement au talent, à la force, à l'intelligence et en règle générale à toute caractéristique encouragée par leurs dieux. Ils ont donc une grande tendance individualiste, voir même égoïste, et il est rare que les amitiés et les alliances survivent au-delà du court terme. Le court terme étant bien sûr à relativiser lorsque l'on parle d'êtres à l'espérance de vie quasi-millénaire.


Prima SanguisModifier

Enfin, il y a tout de même le cas des Prima Sanguis. D'anciennes familles entretenant une légère consanguinité entre elles et se prétendant héritières des grandes familles qui régnaient sur le Linoïn avant l'Exil. Ils détiennent de nombreux postes clés dus à leur ancienneté et le soin tout particulier qu'ils mettent à former leurs descendants. Ils n'ont souvent que mépris pour le reste de la population qui pour sa part les regarde avec un mélange de haine, d'envie et de sarcasme.


MetissageModifier

De par son caractère très méritocratique et malgré ses tendance xénophobe, la société d'Elda peut permettre à des métisses de sortir de la fange sociale où ils sont souvent bannis dès leur arrivée au Puy, leur naissance parfois donc.

Si l'influence du temps les empêchera bien souvent de briguer les postes les plus hauts, ils peuvent toutefois réussir à se faire une place, si ce n'est luxueuse, au moins confortable.


ServitudeModifier

Quant aux esclaves, les traitements infligés dépendent en grande partie de leur ethnie, de leur santé et donc de leur valeur.

Les esclaves domestiques pourront espérer une vie assez peu éprouvante, tandis que ceux destinés au gros oeuvre, aux mines et aux champignonnière s'estimeront 'heureux' s'ils dépassent la dizaine d'année de services.

Les ethnies favorisés par les eldéens sont, de manière assez logiques, les drows eux-même -qu'ils aient été capturés en dehors du Puy ou réduits à l'esclavage après avoir tout perdus- puis leurs métisses. Viennent ensuite les nains, estimés pour leur qualité d'artisan et de combattants, et les humains qui constituent la plèbe des esclaves. Les autres ethnies elfes sont un cas à part, puisqu'ils sont soit destinés aux sacrifices soit au simple amusement de leur maître. Ils sont sans doute les esclaves ayant le plus de valeur pour l'utilité la plus réduite.


ArméeModifier

Au vu du caractère belliqueux de la religion et la société d'Elda, il n'est pas surprenant de voir que l'armée y tient un rôle aussi important. Derrière celle des artisans mais bien plus reconnue que ces derniers, elle est en effet la plus importante des voies qu'empruntent habituellement les eldéens à leur maturité. Et nombre d'artisans ne servent qu'à l'alimenter en armes, armures et autres matériels.


Intégrer l'arméeModifier

Les eldéens qui désirent la rejoindre le font le plus souvent un peu avant leur premier siècle d'existence. Commence alors pour eux d'une à une demi-douzaine de décennies d'entraînements à toutes les formes de combat, jusqu'à ce que les instructeurs décident de les intégrer à un ost et à l'un des corps d'armée.

A partir de là, commence un entraînement constant et une lutte sans mercie d'autant plus pris au sérieux qu'il est le plus souvent déterminant dans la progression sociale de l'individu : seuls ceux qui ramènent le plus de prisonniers, prennent les meilleurs décisions, tuent le plus d'ennemis... pourront prétendre aux fonctions d'officiers et s'élever dans la hiérarchie.


Les OstsModifier

L'armée est divisé en quatre ost, depuis que l'un des cinq d'origine ai implosé de lui-même, qui ont chacun leurs coutumes. Chaque ost est une armée complète, possédant différentes troupes et des instruments de siège ainsi que tout le matériel logistique nécessaire. Ils possèdent leurs propres tactiques, leurs propres coutumes, leur propre histoire. C'est la première identité du soldat, remplaçant toute autre.

L'Ost est commandé par un Obok Senger, lui-même secondé par plusieurs officiers.


MagieModifier

La magie est un domaine important de la société d'Elda. Ils ont même un dieu qui lui est entièrement dédié. Cela tiens non seulement de leur sensibilité assez importante, en tant qu'ethnie elfe, mais aussi et surtout à leur environnement.


Le Noeud ChtonienModifier

en effet, si le Puy d'Elda n'est pas la forêt magique d'Anaëh, se ne sont pas seulement ses cavernes protectrices qui y ont attirés les exilés. En son centre, dans les profondeurs, se trouvent un noeud de magie, une concentration d'énergie nulle part égalée.

Les sorciers eldéens possèdent donc une source d'énergie quasiment inépuisable favorisant grandement leurs recherches, même si cela s'accompagne aussi d'accidents à l'ampleur rarement égalés. Les différentes institutions magiques ont donc été cantonnées dans les cavernes les plus isolées depuis déjà longtemps. Exception faites du temple de Valas bien sûr.


ApprentissageModifier

L'apprenti sorcier eldéen commencera son éducation dès que sa sensibilité sera révélée. Les jeunes recrues sont le plus souvent classées selon leurs facilités.

Une fois repéré, l'apprenti sera affecté à un maître et commencera alors son éducation pendant une durée qui peut varier d'un à trois siècles avant qu'il ne soit considéré comme digne de devenir un sorcier à part entière. Cette centralisation de l'éducation magique permet aux eldéens de posséder toute un bataillon de sorcier entraînés suivant les besoin de leur peuple.


UtilisationModifier

Leurs talents interviennent aussi bien dans la guerre que dans l'agrandissement et l'aménagement de leur territoire. Ils sont de plus l'une des rares ethnies à posséder de véritables mages de combat spécialement entraînés dans ce but.


Post-VoileModifier

Le Voile, qui plongea le monde dans l'obscurité, fut perçus par les eldéens comme un signe majeur de la part de leurs dieux, d'autant plus qu'il survenait au moment d'une victoire décisive sur leurs cousins elfes, la prise de la forteresse d'Ellyrion et des "Portes de l'Anaëh".

Si le rang voulait poursuivre cette avancée aussitôt, fanatisé par les événements, les généraux et prêtres voulurent d'abord examiner plus précisément les auspices et firent donc marche arrière au Puy. Mais les réponses ne vinrent jamais, et ils se perdirent en conjecture sur la signification de tout ceci.


mort de BrylyanModifier

L'Obok Senger Zaurahel, devenus le Gardien de Mogar au cours d'une expédition au Nord, revint au Puy et exécuta la sentence du Père des Batailles pour l'inactivité dont avaient fait preuve les dirigeants des sombres : il décapita Brylyan Naerth, alors dirigeant suprême, puis disparut en ordonnant à ses anciens soldats de garder le trône.


Eclatement du 4e OstModifier

Commença alors plusieurs longues années de conflits politiques qui virolèrent toute la société eldéenne, chacun pensant pouvoir tirer son épingle du jeu. Cette période vit notamment l'éclatement du Quatrième Ost, qui fit perdre au Puy son emprise sur la région d'Ithri'Vaan.


Déclaration de guerre contre AnaëhModifier

Cela prit fin lorsque l'Obok Senger du Deuxième Ost, Malag'Eyl, soutenus par certains cultes et en particulier la Haute-Prêtresse de Teiweon, Elvanshalee Hune'Baenre, parvint à s'imposer comme nouveau Karliik Glenn. A la tête des armées, il initia un mouvement général contre leurs cousins sylvains, déclarant la guerre à l'Anaëh.

Tous les osts eldéens restant reçurent alors l'ordre de rejoindre ce qui fut sommairement appelé le Front. L'avant-poste de Yutar, au départ simple forteresse de surveillance, bruissa bientôt de l'activité de milliers de soldats, de centaines de prêtres et magiciens et d'autant de civils qui accompagnaient tout ce monde. Le Puy sombre dans la catatonie tandis que ses forces vives sont drainées par la guerre que se livrent les ethnies elfes au sud de l'Anaëh, une guerre que la plupart prédisent extrêmement longue.

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