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Pendant le 3e Cycle, les elfes rencontrèrent pour la première fois les humains. Les interventions incessantes des mortels menèrent à une guerre et si les sylvains en sortirent vainqueurs, les choses qui furent perdues à cette époque pèsent encore aujourd'hui sur les enfants de Kÿria.


Affaiblissement du roiModifier

Les Elfes sont ainsi faits qu’ils n’ont que très rarement conscience de leur appartenance à un Royaume. Les fervents royalistes sont aussi rares que les dissidents convaincus. Loin de la ferveur patriotique que l’on peut observer chez nombres d’humains, qui se dévoueront corps et âmes à un homme précis, les Elfes ne font que rarement preuve d’une confiance aveugle envers leur Roi. Lindàl fils de Suan'Lyra et petit fils du premier Roi d'Anaëh, n’était pas aussi doué que son père.
Il était un bon souverain, qui savait se montrer sage et juste et qui voulait le bien de son peuple. Mais il n’avait pas l’Art de son Père pour obtenir le soutien de son Peuple. Ainsi en va-t-il dans le Royaume Sylvestre, être un bon Roi ne suffit pas. Peuple exigeant, il est normal qu’il le soit tout autant avec le garant de sa sécurité. Comme l’avait souhaité Lyra’Suan, le pouvoir royal s’affaiblit lentement.


Première rencontre avec les humains ( début 3e Cycle )Modifier

Et puis vinrent les Fils et Filles de Néera. Ces sauvages pénétrèrent dans la Forêt comme aucun envahisseur avant eux. Et pour cause, animés par l’énergie du désespoir, ils semblaient fuir quelque chose. La mort s’abattait sur eux, fauchant les leurs sans merci. D’abord surpris et choqués de voir une telle déchéance possible, les Elfes entreprirent de les chasser de leur foyer, ce qu’ils réussirent sans difficultés notables, mais en se passant de l’aide et des conseils du Roi, qui, s’il conservait ses privilèges lors du Conseil des Protecteurs, n’était désormais rien de plus que le Protecteur d’Alëandir.


Statu quoModifier

De nouveau, le fleuve du temps s’emballa. Les siècles passèrent en un statu quo favorisé par les légendes toujours plus fantaisistes mais ô combien dissuasives qui naissaient un peu partout dans les croyances humaines.

Et puis, sans que les Elfes ne comprennent comment, le Chaos s’installa à l’occident de leur Royaume.


Invasion du Linoïn ( 500 du 3e Cycle )Modifier

Les Humains revinrent, mais là où les Sylvains attendaient des frondes et des dagues aux étranges couleurs dorées, ils trouvèrent une armée puissance, organisée et dévastatrice sous la diection d'un chef nommé Unvan le Grand par les siens.

Ce que l’on connaissait sous le nom de Forêt d’Aduram appartenait jadis à la Forêt Elfique sous le nom de Linoïn, mais elle fut souillée par le passage des hommes. Chaque arbre qu’ils déracinèrent dans le but de se construire de nouvelles armes de siège affaiblit la Forêt. Les Golems tombèrent un à un, et en vinrent à ne plus se relever. Semeurs de mort, les Golems retournèrent à cette Nature qu’ils incarnaient et qu’ils protégeaient. 


Le siège d'AlëandirModifier

Les elfes accusèrent le coup, mais leur nature leur demanda un temps d'adaptation, d'autant plus que le pouvoir affaiblit du roi ne permettait pas une mobilisation rapide. Les humains mirent à profit ce temps pour s'enfoncer plus avant dans la forêt. Sous la pression de la situation, les Protecteurs des grandes cités se rassemblèrent finalement autour du Roi Lindal qui put organiser une contre attaque depuis Alëandir.

Cependant, Unvan préféra s'enfoncer rapidement avec sa horde jusqu'aux murs de la capitale pour couper toute possibilité de réorganisation des elfes. La forêt fut laissée presque intacte sur ce second trajet, mais cela donna lieu au plus grand siège de l'histoire elfique.


La Mort d'Unvan ( 510 )Modifier

Les envahisseurs furent mis en échec quand convergèrent sur eux les Armées Elfiques et les Golems entourant Alëandir. Mais le mal était déjà fait, toute une partie d’Anaeh était morte à cause de la mégalomanie des Hommes.

Nul ne sait exactement comment périe Unvan. D'aucuns disent qu'un héros elfe dont le nom a été oublié aurait réussit à lui hauter la vie lors du l'attaque secrète peu avant que le gros de l'armée n'arrive. Toujours est-il que la Horde fut privée de guide et voyant la mort récolter bien lourdement son du, elle s'éparpilla. Les elfes donnèrent la chasse aux survivant jusqu'aux confins de la forêt et finalement, peu furent ceux qui en réchapèrent.


Les conséquencesModifier

Raffermissement du pouvoir royalModifier

Considéré comme le sauveur de la Forêt, le Pouvoir Royal retrouva ses Lettres d’Or. Jamais les Elfes ne furent tant unis que pendant cette période, alors qu’on avait porté atteinte à ce qu’ils plaçaient pour beaucoup encore au dessus de leur vie.


Corruption d'AduramModifier

C’était il y a plus de huit mille ans, mais certains se souviennent encore de quel paradis était Aduram, avant d’être perdu.


Création des DrowsModifier

Les réfugiés de cette zone sinistrée, eux, n’oublièrent jamais. Le cœur rempli de haine, ils multiplièrent les pressions, les menaces et les violences destinées à pousser les leurs à se révolter et à envahir la péninsule. D’abord compatissant, le Roi ne put bientôt plus fermer les yeux devant la véritable nature de ses anciens Frères.

Exilés de force de leur foyer, ils n’étaient plus des Elfes. Et quand ils tentèrent de renverser le pouvoir en place, il n’eut d’autre choix que d’ordonner leur bannissement, le deuxième de l’Histoire des Elfes. Ainsi naquirent les Drows, leur haine et leur violence. Ce qu’ils sont aujourd’hui, ils le sont devenus par vengeance. Une vengeance dont ils ont oublié la raison, une vengeance qui prend ses racines dans cet amour que peuvent porter les Elfes à leur Forêt.

Aujourd’hui, ils ont oublié, mais haïssent toujours.

On n’entendit plus parler des Frères honnis de l’Ouest pendant un long moment. On affirma que certains restèrent dans ce qui était désormais la Forêt d’Aduram, et que les autres s’en furent dans les Terres Stériles, aussi sèches que leur cœur. Peu à peu, ils s’en furent de la mémoire des Sylvains, qui préférèrent oublier cet épisode tragique de leur histoire. A la place, ils crurent pouvoir profiter d’une paix retrouvée, occupant leur temps à la sécurisation des frontières qui se dessinaient avec les Hommes et à panser les plaies béantes d’Anaëh.