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Extrait du journal de l’explorateur Salvatore Ilpazzo Modifier

Roundhousebybenwoottend

Un art rigoureux

3ème Arkhuisa du mois de Verimios, l’an 723 Xème cycle.

" Il y a quelques temps, j’ai vu une chose étrange. Oh bien sur elle n’était pas l’une des plus étranges que j’ai pu voir dans ma vie d’aventures -car croyez moi que la vie d’explorateur n’est pas dénuée de surprises et de mystères- mais cette anecdote mérite que je la couche parmi toutes les observations que je me suis permis de voir. Le phénomène en question que je vais vous rapporter se produisit un matin. Je venais de débarquer à Langehack, encore imprégné des odeurs d’épices que contenait le vaisseau que je venais de quitter. Je me baladais, flânant entre les étales portuaires réfléchissant sur l’auberge la plus accueillante dans laquelle j’irais boire quelques rafraîchissements, quand j’entendis une agitation dans une ruelle tortueuse et exiguë. Lorsque l’on est explorateur on se doit de posséder ce que l’on appelle de la curiosité qui causera chez mes confrères et moi-même de grands torts aussi bien que de grandes découvertes selon les circonstances. Quoi qu'il en soit cette fois encore ma curiosité me poussa à aller à la rencontre de l’inattendu et c’est avec précaution que je m’avançais dans cette voie dans laquelle le soleil avait du mal à percer afin de découvrir ce qui s’y tramait. Avançant avec assurance mais non sans prudence je découvris sous une arcade quatre hommes; l’un étant à terre (semblant blessé ou même mort) deux autres armés faisaient face au quatrième homme. Pour l’instant il n’y avait rien de bien alarmant, il s’agissait d’une agression comme il y en tant dans ce quartier de la ville et les hommes que j’observais n’avait rien de bien distinctif-un air torve et désespéré sur le visage comme tout brigand/crève la faim qui se respecte-encore que l’agressé paraissait plus énigmatique.

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Un art très martial

Semblant venir d’une autre contrée, il dégageait une assurance et un brin de mystère qui retenait votre attention. C’est à ce moment du récit que les choses deviennent intéressante, alors que ses deux assaillants se jetèrent sur lui, l’homme ne bougea pas, restant immobile jusqu’au dernier moment il effectua avec vélocité un geste que je ne pus analyser ou comprendre mais l’un de ses agresseurs se retrouva à terre et désarmé. Avait-il pris un coup ? Plusieurs ? Je ne pourrais le dire. Le combat continua entre les deux adversaires cette fois à mains nues. Mais où le bandit frappait comme n’importe qui, l’autre opérait des postures étranges, une codification dans ses mouvements d’une efficacité qui s’avéra redoutable se débarrassant de son ennemi bien trop vite pour que je puisse vraiment comprendre ce qui venait de se dérouler sous mes yeux. Il m’arriva de repenser à cet intriguant spectacle et j’eus plusieurs fois essayé de rechercher une quelconque documentation sur ce phénomène mais mes recherches ne furent pas fructueuses. Au prix de grands efforts, cependant j’ai réussi à trouver dans la tanière d’un obscur libraire un dessin qui fit écho à l’événement que j’avais pu voir et que je retranscris grossièrement dans ce journal. "

Ce que le grand explorateur Salvatore Ilpazzo avait vu et effleuré était le concept de boxe. Il s’agit de mouvements codifiés qui sont répétés inlassablement afin de répondre à une situation donnée (laissant penser que cet art avait un but avant tout défensif). Il s’agit aussi en pratiquant cette technique de pouvoir se défendre, blesser ou tuer sans posséder des aptitudes physiques exemplaire, bien sur cela dépend du style utilisé.

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Les positions

On ne connait pas les origines exactes des arts martiaux mais l’on peut penser que le berceau de ceux-ci fut Nisétis voire dans des territoires sauvages et inconnus de l’extrême Est. Difficile de mettre une date et un âge précis sur la création de la première forme de boxe dans un empire aussi âgé et s’étendant sur une période aussi longue mais l’on peut supposer que ce courant aurait pris forme avant l’âge d’or de l’empire. En effet on pense que le développement de ces techniques furent mises en place aux prémices de cette civilisation avant que celle-ci n’étende son hégémonie sur une bonne partie du monde. La théorie prédominante tend à démontrer que l’art martial premier fut imaginé afin de renforcer l’endurance et la musculature de cette société qui était réputée pour la maitrise de sa puissante magie, demandant des aptitudes physiques exemplaires. On pense aussi que cet art fut développé comme une voie alternative de la magie qui était très réputée dans cette culture. Cette théorie pourrait se voir valider car si les nisétiens sont à l’origine des arts martiaux, on ne trouve plus de traces de cet art dans les rares documents une fois dépassé l’âge d’or (Les textes auraient pu être détruit lors de l'invasion Drow jugeant l'appropriation de ces documents par cet ennemi comme catastrophique). En revanche on va voir naitre peu à peu de très rares écrits, dans le reste des civilisations, qui parleraient d’un art de combat codifié. Ainsi on suppose qu'une diaspora fut provoquée par un évènement poussant les pratiquants à s’exiler. Une autre théorie laisse à penser que vue l’étendue de l’empire nisétien, la pratique fut exporter par des marchands, des voyageurs, des itinérants qui apprirent ces techniques afin de se prémunir des attaques qu’ils subissaient sur les routes (par extensions ils importèrent les techniques apprises dans leur pays d’origine). C’est à partir d’ici que l’on note par recoupement des archives trouvées que la boxe va évoluer, se diversifié selon les besoins et la morphologie de chacun. Si le style nisétien était équilibré, on va constater que le style nanique délaissera les jambes pour se concentrer sur la puissance dont il tire de leurs bras et de leurs mains puissantes (le texte fait référence à Grundi a Mogar). A contrario les elfes auraient développé à leur image une technique toute en finesse et basée sur l’exploitation essentiellement des jambes.

La question que l’on peut légitimement se poser à ce stade de cet essai est : Pourquoi les arts martiaux ne sont-ils pas pratiqués aujourd’hui ? Où sont-ils passés ? Pourquoi ne trouve-t-on quasiment aucunes traces de ces derniers à travers le temps ? Il n’y a pas d’explications avérées mais l’on pense que cet art est mort de lui-même. Tout pratiquant n’étant pas un maître rare étaient ceux capables d’enseigner véritablement les techniques authentiques de leurs boxes. On pense aussi que les maîtres jugeant trop dangereux l’utilisation aussi bien offensif que défensif de leur art auraient fait disparaître la plupart des traces écrites sur le sujet et n’auraient transmis qu’à leurs rares disciples leurs enseignements par voie orale. Le dernier facteur de la disparition des arts martiaux serait les pouvoirs publics qui auraient jugé que la diffusion à trop grande échelle de techniques meurtrières engendreraient une vague de trouble à l’ordre public trop importante, difficilement gérable et auraient par conséquent fait bannir la pratique et l’enseignement de ce savoir-faire.

Il subsiste néanmoins encore des pratiquants de ces différents styles de boxes mais ces derniers sont assez rares, ne pratiquant pas ouvertement et se cachant même si ces techniques sont tombées dans l’oubli général (de l’autorité et des gens). De plus rencontrer un pratiquant voire un maître ne signifiera pas que ce dernier sera apte à vous dévoiler les secrets que vous convoitez.

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