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Broissieux

Héraldique de la baronne Alanya de Broissieux

Histoire de la baronnie (de sa création à nos jours). Modifier

Cartedalonna

Malgré ses quatre siècles d’existence, période relativement courte à l’échelle du royaume, l’histoire d’Alonna se révéla souvent fort agitée. La baronnie telle que nous la connaissons aujourd’hui fut fondée en l’an 605 du 10eme cycle par Karshar de Valroa, un fidèle vassal du duc de Serramire à qui ce dernier alloua ces terres autrefois sous sa dépendance afin de le remercier de ses années de bons et loyaux services. Mais à cette époque reculée, le territoire confié à Karshar restait divisé entre plusieurs seigneurs de guerre et potentats locaux jaloux de leur indépendance et fort peu désireux de se retrouver unifiée sous la coupe d’un seul maître.

De fait, le règne de Karshar (605-621) et de son fils, Morwen (621-649) peuvent se résumer à d’interminables conflits locaux avec leurs vassaux. De rébellions en trahisons, de repentances en exécutions, les deux premiers barons eurent fort à faire pour mater toute velléité de révolte et durent à plusieurs reprises faire appel au puissant voisin que constituait Serramire pour leur apporter un appui décisif dans les moments critiques. De nombreux historiens, à l’aune de cette analyse, en ont conclu que la création de la baronnie d’Alonna fut essentiellement un acte politique du duc de Serramire conscient que son autorité sur ces terres laissait à désirer et que seul un souverain local pouvait espérer s’y imposer.

La lignée des Valroa n’en finit par moins par s’imposer et régna durant près de deux siècles, jusqu’en 795, date d’accession au trône de Jonar «le fou ». Fortement dérangé mentalement, Jonar fut un suzerain désastreux perpétuellement persuadé d’être la cible de complots visant à le destituer. Une période d’exécutions sommaires s’en suivit jusqu’à ce qu’en 798, ses vassaux finissent par le destituer et par nommer à sa place Hioven Anadyle, le seigneur de la citadelle de Rodem. Ni Serramire ni Diantra ne réagirent, bien satisfaites l’une comme l’autre d’être débarrassées d’un baron dément qui en oubliait que sa mission première consistait en la défense frontalière.

Alors que s’annonçait le neuvième siècle, tout un chacun croyait que l’avènement de Hioven allait apporter la stabilité politique dont la baronnie avait grand besoin. Malheureusement, à l’automne de l’an 801, le baron se tua à la chasse suite une mauvaise chute de cheval. N’ayant pas d’héritier pouvant lui succéder, le trône devint vacant, et tout aussitôt deux prétendants se firent aussitôt connaître : Lourmen Anadyle et Ashaba Delven. Le premier, cousin de Hioven, paraissait le candidat légitime et fut d’ailleurs reconnu quasi aussitôt par le duché de Serramire. Mais Ashaba disposait du soutien des guildes marchandes et d’une partie de l’armée. Fort de ces appuis, il réussit à obtenir, sinon un soutien clair, du moins une forte sympathie à la cour de Diantra.

Le baron et l’anti-baron s’affrontèrent lors de plusieurs batailles sanglantes et la situation commença à devenir dramatique lorsqu’ils se mirent à avoir recours à la politique de la terre brulée. Ni le roi à Diantra ni le duc à Serramire ne pouvaient tolérer qu’une baronnie frontalière demeure ainsi en état de guerre civile. Toutes les tentatives de négociation ayant échouées, ils imposèrent au deux postulants de se soumettre au jugement des Dieux, autrement dit de s’affronter lors d’un duel à mort. C’est ainsi que Lourmen Anadyle et Ashaba Delven se retrouvèrent à la citadelle d’Alonna, déclarées zone neutre sous protection royale, et réglèrent leur différent à l’épée. Les Dieux furent favorables à Lourmen, qui succéda enfin à son défunt cousin après plus de trois ans de luttes acharnées.

La lignée des Anadyle régna sans discontinuer jusqu’au tournant du dixième siècle. A partir de ce stade, le duché de Serramire commença à utiliser son influence pour prendre en main les destinées de la baronnie, à l’aide de pots-de-vin fort généreux et d’une politique de mariage arrangée qui amena finalement la baronne Pearla à abandonner de facto son autonomie au profit du duc Merwyn Séraphin. Elle se retrouva entrainée dans la chute de son puissant protecteur suite aux troubles de la guerre civile durant laquelle Serramire, loin de soutenir le roi, tenta de se créer un royaume quasi-indépendant sur les marches du Nord. Les Séraphin furent déchus de leurs droits à régner, Pearla disparut sans même laisser de traces, et le roi Trystan d'Erac nomma Hanegard Kastelord pour reprendre fermement en main la baronnie.

Ce qu'il fit de manière plutôt habile. S'accordant les faveurs des seigneurs locaux, il réussit à s'imposer comme une figure dirigeante de la baronnie. Les conflits de fiefs n'eurent plus l'ascendant sur le trône baronial, ce qui permit une prospérité relative à la terre maintes fois mal menée. Accompagnée de son épouse, Jena Kastelord, il imposa le culte de Néera et développa ses relations afin d'établir deux comptoirs prospères en Naelis et à Lante. Le commerce permettant la maintenue à flot, la baronnie obtint à la fin du règne de 10 années d'Hanegard l'indépendance totale.

Et si la baronnie eut un semblant de prospérité, cela ne dura que peu. Le Nord était en proie à de nombreuses révoltes en Oësgardie et bientôt, le seigneur Goar affronta Norman dans une guerre où le baron engagea aux côtés de ce dernier ses troupes. Mais en dépit de cette aide, Goar se fit couronner roi. Une couronne que Diantra avait sciemment offert à ce dernier par l'intermédiaire de la nouvelle Régente, apparue à la mort de Trystan: Arsinoé d'Olysséa. De son côté, Hannegard abdiqua du trône d'Alonna. Il avait tout au long de son règne placé ses fidèles au coeur des places fortes car il savait qu'à son départ s'opposerait deux genres; et il eut raison.

Bientôt, les conseils de seigneurs se tinrent à la grande citadelle de la baronnie mais l'on ne trouva aucun accord. D'un côté se tenait la vieille noblesse -qui avait élue Constance de Lourbier, Dame de Lodiaker comme légitime descendante du trône de la baronnie- et de l'autres le soutient de l'ancien baron qui avait mené la terre habituée aux conflits dans un terrain plus calme. Mais d'aucun n'eut cru que la fidélité manquait aux proches d'Hanegard, qui lassés, laissèrent la femme se nommer baronne. S'il y avait une légitimité à son accession, son amourache pour le nouveau roi de Sgarde perdit la baronnie. =>[Non validé]

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De vair au faucon de gueules, héraldique de la maison Broisiseux, Barons d'Alonna.

Car en effet, la belle était éprise de Goar et dès qu'elle eut le pouvoir, elle se lia d'amour à lui, offrant l'Alonna au nouveau royaume, spoliant Diantra une nouvelle fois d'une terre qui lui était importante pour la défense frontalière. Sans elle, le Royaume n'aurait plus qu'un maigre bouclier en place et lieu de Serramire qui depuis Norman était considérablement affaiblit. Et même si le fringuant Aymeric de Brochant avait prit la suite, il n'en restait pas moins Marquis d'une terre sans fiefs vassaux. C'est ainsi que la couronne reconnue sont erreur et envoya au Nord des troupes, accompagnées par les Ydrilotes et les Aréthans sous le joug du Maréchal Jérôme de Clairessac. Il avait reçu pour sa mission le comté de Sgarde et entendait bien ramener à la couronne tout ses joyaux.

S'en suivit de nombreuses batailles qui se déroulèrent jusqu'aux frontières orientales de la baronnie. Des batailles qui virent naître une alliance seigneuriale menée par la famille de Broissieux. Petite lignée sans prétention, ils avaient réussit à liguer assez de forces contre les opposants Chtoll pour aider le maréchal et les forces armées à reprendre le contrôle de la baronnie, destituant Constance par la même occasion. Sous la coupe des Broissieux se trouvait de nombreuses anciennes familles parmi lesquelles se trouvaient Azrith, Wacume et Jersada. Ils avaient toujours été fidèle à leur ancien baron et comptaient rétablir la sérénité qu'il avait apporté à la terre. C'est pour cela que de Clairessac, Baron d'Etherna, mena au trône le fils des Broisiseux: Desmond, accompagné de sa femme et cousine Alanya.

Cependant il était une chose pour laquelle les nouveaux barons se battraient jusqu'à leur mort: la liberté de leur terre. Aussi, une énnéade après leur couronnement, la baronne s'en alla trouver le Maréchal partit en guerre de reconquête de la Sgarde. Après maintes négociations, ils réussirent à s'entendre sur un traité laissant Alonna libre. =>[Non validé]

Economie de la baronnie Modifier

1-L'économie avant Hanegard: Modifier

Guerre et commerce ne font pas bon ménage, dit-on souvent dans les tavernes d’Alonna avec un sourire quelque peu désabusé. C’est hélas une triste réalité qu’ont depuis longtemps constaté les seigneurs successifs de cette terre. Baronnie frontalière et guerrière par nécessité et non par choix, Alonna n’a jamais pu prétendre au titre de grande puissance économique. Si son armée demeure crainte et respectée, cette réputation s’est en bonne partie bâtie au détriment d’un développement industriel efficace. Fortement dépendante de sa puissante voisine, Serramire, la baronnie ne dispose au final qu’assez peu d’atouts dans son jeu. Mais ces rares atouts, elle a toujours su les jouer au bon moment.

L’agriculture tout d’abord. Mis à part près les forteresses de la zone frontalière, Alonna dispose d’une densité de population un peu plus faible que ses voisines, et il n’y a de fait guère de grandes villes dans l’intérieur des terres, plutôt des bourgades fortifiées regroupant quelques milliers d’habitants. Toutefois, un voyageur parcourant la partie ouest de la baronnie sera frappé par le nombre de fermes et de petites communautés agricoles qui s’y trouvent. La terre arable d’Alonna est particulièrement riche et fertile, permettant à la baronnie d’assurer plus que son autosuffisance alimentaire. Défrichées voilà plusieurs siècles, ces terres demeurent aujourd’hui l’un des greniers du royaume, et de ce fait un endroit idéal pour y installer une base d’opération lors d’une campagne visant les terres du Sud.

L’industrie de la baronnie est elle aussi dédiée à la guerre plus qu’au développement culturel. Bordée au nord par des montagnes, la baronnie dispose de mines de métaux ferreux et non ferreux fournissant du minerai d’excellente qualité, ainsi que de quelques mines d’or veillées jalousement par le pouvoir en place. Les forges d’Alonna, de Kresken, Rodem et des autres grandes citadelles sont aptes à produire rapidement armes et armures en quantités importantes. Les forgerons d’Alonna comptent dans leurs rangs nombre de grands maîtres, et on considère généralement que l’équipement de l’armée constitue l’un des meilleurs qu’il soit possible de trouver dans le royaume. Cette qualité s’est très tôt révélée nécessaire pour la survie de la baronnie.

En sus des armes et armures, Alonna dispose de puissantes manufactures tournées vers l’architecture militaire. Le réseau de forteresses de la frontière est fortement consommateur des équipements de sièges que sont les balistes, catapultes, mangonneaux et autres trébuchets. Aussi, au fil des siècles, les ingénieurs spécialisés dans ce domaine ont peu à peu afflués à Alonna, permettant la création de guildes de compagnonnage exclusivement dédiées à ce domaine. Ces compétences ont également pu se développer suite aux échanges certes modérés mais toujours fructueux avec le royaume nain.

Toutefois, une fois sorti de la production purement militaire, Alonna ne dispose que de peu de champions reconnus à travers le royaume et ne peut prétendre jouer sur ce plan plus qu’un second rôle. De fait, la production de la baronnie est majoritairement tournée vers le marché intérieur et la doctrine économique y impose depuis longtemps déjà une forte dose d’autarcie. On notera néanmoins que certaines industries indirectement filiales de la production militaire, telles que la ferronnerie et l’orfèvrerie ainsi que l’exportation de métaux et de bois échappent à cette règle et restent assez rentables financièrement.

Les barons d’Alonna ont par ailleurs su utiliser leur situation géographique à leur avantage lorsqu’ils créèrent les foires annuelles (cf. bg « Us et coutumes » pour plus de détails). Ces rendez-vous d’échanges commerciaux restent l’un des points d’orgue de la vie économique de toute la région, au-delà même du simple royaume humain. Ces quelques cartes jouées habillement peuvent permettre à la baronnie d’espérer un avenir plus serein, quand bien même la sourde menace qui pointe à l’Est demeure présente dans tous les esprit.

2- L'économie après Hanegard: Modifier

Bien que peu différente de la partie précédente, quelques évènements sont venus troubler l'ordre des choses établies en Alonna. Tout d'abord, l'accession au trône par Hanegard a été le symbole d'une nouvelle ère pour la baronnie. Dans un équilibre relatif, la baronnie a ouvert ses frontières vers Naelis et les terres du Nord afin d'établir un échange durable. Une alliance commerciale qui a permit en outre de passer d'une autarcie quasi complète à une perspective toute nouvelle. Cette ouverture vers le monde n'est en effet que le début. Enrichie tant culturellement que financièrement par ces comptoirs, la baronnie tire un avantage certains durant le règne du baron.

De Naelis, en plus d'une amitié certaine entre le royaume et la baronnie, Alonna arrive à commercer ses quelques richesses et obtenir de la culture somme toute étrangère, un savoir faire en manufacture qu'elle n'avait pas auparavent. Ainsi, sans conccurencer ses puissants cousins du sud, l'Alonna commence à se faire une petite réputation dans l'art de la broderie ou encore de la fabrication de tapis et vêtements.

Mais sa principale richesse repose sur son savoir militaire qu'elle échange en grande partie grâce aux nains et à la communauté qu'elle abrite. Les forges sont alors lieu de transmission de savoirs et bientôt, un mélange savant entre Orfévrerie et métallurgie naine et technologie militaire Alonnaise. Ce nouveau pôle d'échange permet à l'armée de la baronnie de se munir des meilleurs savoirs et de s'enrichir de cet apport culturel. Argumenté de quelques nouvelles technologies, l'art de la guerre trouve son apogée à Alonna, alors que nul ne se doute de la nouvelle intelligence militaire que s'offre avec cet échange commercial la baronnie.

Cependant, les guerres ne font pas bon ménage avec les affaires et c'est d'autant plus vrai à l'époque actuelle. La terre Alonnaise a été ravagée par la guerre et les récoltes sont annéantis pour l'année à venir voir la suivante, plongeant lentement le pays dans une famine. Si elle a toujours été autosuffisante, elle a à présent un genou à terre et sa reconstruction sera lente et dificile. La nouvelle baronne, Alanya de Broisiseux n'est pourtant pas totalement pessimiste et entretien tant qu'elle le peut ses accords avec ses voisins et ses alliés, pour nourrir tout son peuple.

De plus, elle a de grands projets en passe d'être réalisés de part son alliance avec la famille d'Anoszia. La Dame souhaite implanter dans sa terre deux à trois ports fluviaux afin de faciliter les échanges entre le Nord et la Péninsule. De plus, le fleuve pourrait rejoindre l'Anaëth ce qui offre une nouvelle perspective à la baronnie. Pour cela, elle a obtenu d'Arichis des fonds nécéssaires à la construction et de son fils, le duc de Langehack une alliance tant financière que militaire qui lui garantie le bon fonctionnement de son projet.

Malgré sa situation délicate à l'heure d'aujourd'hui, l'Alonna est en pleine reconstruction et sa nouvelle politique promet d'ouvrir toujours plus la baronnie à de nouveaux échanges et un enrichissement certain. =>[Non validé]

La politique en Alonna Modifier

La baronnie d’Alonna est subdivisée en plusieurs domaines vassaux de tailles et de poids politique assez hétérogènes. Ces domaines sont de deux types : les seigneuries, dirigées par un seigneur ; et les fiefs, dirigés par un châtelain. Les uns comme les autres sont des nobles, vassaux du baron et lui doivent un serment d’allégeance. Les seigneuries sont centrées autour d’une citadelle ou d’un château-fort, mais peuvent également inclure une ou plusieurs bourgades. Les fiefs leur sont quasi-similaires à la différence près qu’ils ne disposent d’aucunes structures militaires majeure et sont généralement centrés autour d’une ville de taille plus importante que ses voisines.

Il n’existe pas d’ordre hiérarchique entre seigneurs et châtelains, leur influence se mesurant à l’aune du nombre de troupes qu’ils peuvent lever ou de la richesse économique de leurs terres. De fait, il n’y a pas de différence entre eux autre qu’au plan fiscal et militaire. Les seigneurs sont en effet exemptés de certaines des taxes auxquelles sont assujettis les châtelains mais doivent fournir des forces militaires au baron si celui-ci requiert leur soutien. Les châtelains n’ont pas, eux, d’obligations militaires et n’entretiennent d’ailleurs pas de troupes permanentes mis à part quelques miliciens en charge de faire régner l’ordre public au sein des villes ; mais ils sont soumis à une base d’imposition plus lourde.

La citadelle d’Alonna en elle-même et les terres attenantes constitue la seigneurie historique du baron. Toutefois, au fil des siècles, le domaine baronnial s’est peu à peu étendu, certains domaines rebelles passant dans son giron, d’autres en sortant afin de récompenser un vassal particulièrement fidèle. Le domaine baronnial englobe aujourd’hui, outre la seigneurie d’Alonna, celle de Kresken ainsi que plusieurs autres seigneuries et fiefs de l’arrière pays. De fait, le baron est non seulement le suzerain de ses vassaux, mais également le plus puissant d’entre eux à l’analyse de ses possessions propres.

Chaque seigneurie ou fief est quasi-indépendante économiquement, levant ses impôts et organisant ses manufactures ainsi que son artisanat au gré des ordres du maître des lieux. Par contre, l’indépendance judiciaire et législative des différents domaines est extrêmement restreinte et ce depuis les révoltes ayant suivant la création de la baronnie Si les seigneurs et châtelains disposent du droit de basse-justice sur leurs terres, le baron seul exerce le droit de haute justice. De même, les édits et textes de lois sont exclusivement décrétés par la chancellerie et tous les vassaux doivent s’y conformer. Cela amène régulièrement des luttes d’influence à la cour entre seigneurs et châtelains espérant obtenir des avantages législatifs auprès du baron.

L'armée Alonnaise Modifier

1-Tactique et stratégie: Modifier

« Souvent envahie, parfois vaincue, jamais détruite »

C’est en ces termes empreints de cynisme que l’un des premiers barons d’Alonna parlait de sa terre. La formule est depuis passée à la postérité car elle résume de manière admirable la situation ambivalente de cette baronnie frontalière. Chemin quasi obligé pour les osts qui voudraient s’enfoncer au cœur des terres du Nord, Alonna a connu plus que son lot de batailles sanglantes et de raids dévastateurs.

Elle dispose toutefois d’arguments de poids lorsque les pourparlers laissent la place aux armes. Baronnie guerrière par nécessité, ses soldats ont depuis des siècles versés leur sang pour maintenir l’intégrité de leur terre natale. Mais une guerre, même menée au nom d’une juste cause, reste une activité sanguinaire et brutale. L’effectif en temps de paix de l’armée d’Alonna s'établit à 3300 soldats. Il s’agit d’une armée de métier mobilisable en permanence, prête à chaque instant à répondre à la menace venue de l’Est. Affectés à la protection des forteresses et des villes, ces vétérans n’hésiteront jamais à faire goûter à leurs ennemis le froid de l’acier d'Alonna.

En plus de ces 3300 hommes, une liste de conscrits mobilisables en temps de guerre et regroupant 7700 noms est maintenue et actualisée chaque année. Les noms sont tirés au sort parmi la population recensée et de façon à être répartie équitablement entre les différentes villes. Il s’agit toujours d’hommes ayant entre 20 et 35 ans qui sont inscrits sur ces listes pour une période de 15 ans. Chaque conscrit doit passer 5 jours par mois dans le camp militaire le plus proche de chez lui où il reçoit une formation aux armes, en échange d’une paye à demi-solde sur cette durée. Ainsi, même les conscrits de l’armée peuvent tenir leur rang dans une bataille si les drows s’éveillent à l’est.

Les drows. Voilà bien le plus terrifiant ennemi d’Alonna. Ces sombres êtres au cœur aussi noir qu’impitoyable, vomis par le volcan du Puy d’Elda, sont depuis des temps immémoriaux le cauchemar des terres humaines. Bien que seul un ost drow pourrait réellement faire peser une menace pour la survie de la baronnie, l'essentiel des combats sur la frontière sont dus à des raids venus de la région de l'Ithri'Vaan ou des contrées du Nord La base de la stratégie militaire d’Alonna a d'ailleurs toujours consisté à pouvoir endiguer les assauts au plus tôt afin d'empêcher un envahisseur de se créer une base opérationnelle dans les terres humaines. Pour réaliser cela, la défense de la frontière est basée sur un réseau de fortifications dont la grande cité-forteresse d’Alonna constitue le centre névralgique*.

Cette ligne de défense est surnommée le krak, jeu de mots sur cet antique terme désignant une forteresse et qui correspond aux premières lettres de ces citadelles : Kresken, Rodem, Alonna et Kregar. Ces forteresses massives constituent l’ossature de la défense de la baronnie. Si l’on excepte Alonna, qui reste un cas à part,les trois autres forteresses sont bâtie sur un modèle standard : une double enceinte et une garnison de quatre cents soldats. Placées toutes les quatre le long de la frontière Est de la baronnie, elles doivent en assurer l’étanchéité.

Capitale de la baronnie, Alonna est l’une des plus puissantes forteresses du Nord. Sa triple enceinte et ses murs de plus de vingt mètres de haut ont découragé bien des assaillants. Garnies de catapultes, de mangonneaux et de trébuchets, ses murailles sont hérissées de tours permettant d’écraser l’adversaire sous un impitoyable feu croisé, et nul stratège ne niera qu’Alonna constitue un morceau fort difficile à avaler fusse pour un ost drow. Une importante garnison de plus de six cents soldats assure la défense de la cité.

Dès lors que le rideau principal de protection serait percé, la stratégie de la baronnie passe d’une défense de position à une guérilla active. A travers le reste de la baronnie sont en effet stationnées, dans une quinzaine de châteaux-forts inaptes à soutenir un long siège en règle, des garnisons d’une centaine d’hommes excellant dans le harcèlement des armées ennemies et pouvant les affaiblir peu à peu. Ces châteaux sont généralement placés à des points clés, comme les gués ou les grandes routes, ou encore à proximité des villes et des villages afin de pouvoir également assurer le maintien de l’ordre en cas de troubles internes.

*A noter que les chiffres donnés dans cette partie sont ceux des effectifs en temps de paix, c’est-à-dire qu’ils ne prennent pas en compte les conscrits.

2-Description des unités: Modifier



Arbalétriers :
L’arbalète, malgré son agaçante lenteur de rechargement, reste une arme remarquable. Sa puissance de pénétration à courte et à moyenne portée permet de ravager les lignes ennemies avant qu’elles ne puissent arriver au contact. Les arbalétriers d’Alonna sont également équipés d’une épée courte et d’une cotte de maille si leur participation à un combat de corps-à-corps s’avérait nécessaire, bien que leur rôle à ce niveau ne puisse excéder celui d’une force d’appui. A noter qu’en campagne, ces soldats peuvent porter accrochés à leur dos des pavois qu’ils plantent dans le sol devant eux afin de disposer d’une protection supplémentaire sur le champ de bataille lorsqu’ils rechargent leurs armes.
Permanents : 600

Archers :
L’arc est l’une des armes les plus anciennes de l’humanité. Les arcs dont sont équipés les forces de conscrits d’Alonna ne disposent pas de la puissance de pénétration des arbalètes ni de la portée des grands arcs de guerre tels ceux utilisés en Hautval ou en Ysari, mais les troupes qui en sont équipés peuvent toutefois décimer les régiments adverses en les arrosant d’un déluge de flèches, leur entrainement étant fortement axé sur la cadence de tir. Leur absence d’armure et leurs dagues ne leur permettent pas de tenir au corps-à-corps. Ils sont toutefois connus pour exceller dans l’art d’achever et de dépouiller les ennemis blessés et gisant sans défense après un combat.
Conscrits : 3300

Archers de cavalerie :
Frapper vite et fort tout en évitant autant que faire se peut l’entrée en mêlée, telle est la doctrine de ces troupes de cavalerie légère. Protégées par des armures de cuir bouilli, elles disposent d’arcs à double courbure et de leurs épées pour abattre de loin les soldats ennemis puis se frayer un chemin parmi des troupes en retraite. Parfaites pour contrer des unités légères, pour harceler un adversaire de leur flèches avant le début de l’engagement ou pour achever l’infanterie ennemie en déroute, ces troupes seront néanmoins incapables de briser des formations d’infanterie lourdes ou de tenir longtemps au contact face à de la cavalerie cuirassée, qui heureusement ne peut les battre de vitesse.
Permanents : 650

Cavalerie cuirassée :
Ces unités de chevaliers lourdement cuirassés ont pour but premier de briser l’ossature des régiments ennemis. Équipés ainsi que leurs montures d’une armure de plaques complètes, leurs charges sont redoutées par l’infanterie adverse qui se retrouvera transpercée par leurs longues lances ou écrasée par les sabots des lourds chevaux. Toutefois, en l’absence d’un soutien de leur propre infanterie, les cavaliers lourds d’Alonna risquent de se retrouver isolés et deviendront alors vulnérables, leur puissance de frappe ayant nécessité le sacrifice de leur agilité. Ils restent toutefois l’arme idéale pour faire pencher la balance du bon côté au moment critique d’une bataille.
Permanents : 800

Artilleurs :
Seule arme à disposer d’effectifs mixtes entre soldats permanents et conscrits, les armes de sièges sont un point clé de la défense d’Alonna. Les barons de cette terre n’ont jamais désirés voir une armée ennemie détruire leurs murs sans disposer d’une capacité de répondre, et de répondre puissamment. Balistes, catapultes, mangonneaux, trébuchets, les artilleurs sont des hommes passés maîtres dans l’art d’utiliser ces engins de mort, et chaque château, forteresse ou ost en est puissamment équipé. Les soldats appartenant à cette arme jouent le rôle de chef de pièce ou de pointeurs lors de la présence de conscrits, qui sont eux-mêmes triés sur le volet avant d’espérer pouvoir intégrer cette arme.
Permanents : 300, Conscrits : 700

Vougiers :
Armés d’une robuste lance et d’un pavois, protégés par une broigne ou dans certaines unités par une cotte de mailles, ces troupes excellent au combat en ville ou en sous-bois. Lors d’une bataille rangée, elles pourront apporter une aide précieuse aux autres forces engagées, car elles disposent d’un excellent ratio puissance/mobilité. Elles constituent généralement la réserve des osts d’Alonna ou bien servent à couvrir les flancs de troupes plus lourdes. Composées de conscrits, ces unités n’atteignent pas la valeur combative ni le fort moral de troupes professionnelles, mais arrivent généralement à bien tenir leurs rangs tant qu’elles ne se retrouvent pas isolées.
Conscrits : 2200

Épéistes :
Les épéistes sont constituées de conscrits ayant déjà plusieurs années d’entrainements où ayant montré des qualités militaires convenables. Dans un sens, on pourrait les considérer comme l’élite combattante de la conscription, dont les archers et les vougiers constituent eux la moyenne. Équipés d’une cotte de maille, ces troupes manient l’épée longue et se protègent efficacement derrière leurs écus. Sans véritable point fort, ils n’ont en revanche aucun point faible et pourront de fait être utilisés dans à peu près toutes les situations rencontrées en temps de guerre. C’est cette polyvalence qui a fait leur succès au fil des siècles.
Conscrits : 1500

Hallebardiers :
Lourds et lents, tels sont les adjectifs qui décrivent le mieux ces troupes de choc extrêmement redoutables lorsqu’elles arrivent au contact de l’ennemi. Maniant des armes d’hasts et équipés d’une armure complète, les hallebardiers peuvent former des bataillons aptes à briser toute charge ennemie ou à s’enfoncer dans les rangs adverses en taillant indistinctement armures et chairs. Vulnérables à un tir nourri d’arbalétriers, ils devront également se méfier des attaques de côté, faire pivoter leurs formations restant une manœuvre qu’ils ne peuvent exécuter aussi rapidement que des troupes légères. A noter qu’en garnison ils ne portent le plus souvent qu’une cotte de maille.
Permanents : 800

Garde Prétoriale :
Exclusivement composés de vétérans ayant fait leurs preuves plus souvent qu’à leur tour, cette unité est en charge de la protection directe des seigneurs d’Alonna. Maniant à deux mains leurs grandes flamberges et équipés des meilleurs armures que puisse produire la baronnie, ces hommes sont l’élite de l’élite. Placés au cœur de la mêlée, ils s’enorgueillissent de n’avoir jamais rompu les rangs lors d’une bataille rangée. De même que les hallebardiers, la garde prétoriale porte généralement un équipement plus léger lorsqu’ils sont de garde à la citadelle d’Alonna, la cotte de maille remplaçant alors la solide mais fort couteuse à entretenir armure complète.
Permanents : 150


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